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  • Photo du rédacteur: Vinelec
    Vinelec
  • 5 nov. 2025
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 janv.


À partir de 2026, la gestion de l’énergie va évoluer et toucher directement les domaines viticoles. L’objectif des nouvelles règles est simple : mieux maîtriser la demande, améliorer la performance des bâtiments et valoriser les énergies renouvelables. Pour le vigneron indépendant, cela veut dire à la fois des obligations à respecter et des opportunités pour réduire durablement les coûts et valoriser le domaine.

Les contrôles et diagnostics seront renforcés. Les audits énergétiques deviendront plus fréquents et plus complets : il faudra identifier précisément les postes qui consomment le plus: cuverie, froid, chauffage des locaux, éclairage du chai et du caveau et établir un plan d’actions priorisé. Ce plan devra proposer des mesures simples et justifiables par leur retour sur investissement : éclairage LED, réglages de la ventilation et des systèmes frigorifiques, bonnes consignes d’exploitation, et interventions ponctuelles sur l’enveloppe du bâtiment (isolation, étanchéité des portes de cave…). Dans de nombreux cas, quelques actions ciblées suffisent à réduire significativement les pertes d’énergie. Le suivi et le pilotage de la consommation vont prendre de l’importance. L’installation de compteurs communicants sur les postes clés et la mise en place d’un tableau de bord clair permettent de visualiser en temps réel la consommation, de repérer les pics et d’agir rapidement. Pour les petites structures, pas besoin d’usine numérique : un suivi simple et lisible, mensuel, suffit pour commencer à optimiser les usages et préparer l’exploitation des nouvelles tarifications si elles deviennent pertinentes. L’autoconsommation, souvent combinée au stockage, devient une solution réaliste. Un champ de panneaux photovoltaïques dimensionné pour couvrir une part significative des besoins de la cuverie, éventuellement associé à des batteries, peut réduire la facture et stabiliser le coût de l’énergie sur plusieurs années. Au-delà de l’économie, produire une partie de son électricité renforce l’image écoresponsable du domaine auprès des clients.

Sur la facture, plusieurs évolutions coexistent. Les certificats d’économies d’énergie (CEE) sont amenés à augmenter, ce qui renforce les aides disponibles pour financer des travaux d’efficacité énergétique. À l’inverse, la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) devrait baisser, mais de façon anecdotique : son impact sur le budget restera très limité. L’abonnement électrique pourrait diminuer légèrement, là encore sans effet majeur sur le coût total.

Mais attention : le prix du kWh pourrait croître dans les années à venir. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) vise un fort développement des renouvelables et des investissements pour adapter le réseau. Or un rapport récent pointe un problème de fond : la France produit déjà beaucoup d’électricité et la demande ne progresse pas aussi vite que prévu. Des périodes de prix spot nuls ou négatifs sont apparues, et des productions renouvelables ont dû être effacées, malgré les paiements aux producteurs. Multiplier les capacités sans flexibilité ni hausse réelle de la demande risque donc d’alourdir les coûts pour l’État et, indirectement, pour le consommateur, notamment à cause des frais de raccordement et de modernisation du réseau. En clair, même si certaines lignes de la facture baissent légèrement, les investissements liés à l’intégration massive des EnR et à la ré‑électrification des usages pourraient faire augmenter le prix du kWh. C’est pourquoi le pilotage des consommations, stockage, autoconsommation et gestion intelligente des pics, devient stratégique pour limiter l’exposition du domaine à ces hausses.

Ne pas anticiper ces changements présente des risques : charges opérationnelles plus élevées, sanctions en cas de non‑conformité et perte de compétitivité si l’efficacité énergétique n’est pas intégrée à la stratégie du domaine. Mais ces obligations peuvent être transformées en leviers de performance si elles sont bien abordées.


Pour aider les petites structures, Vinelec propose un accompagnement pragmatique : un achat groupé d'électricité et de gaz, des diagnostics adaptés au vignoble, un repérage des économies rapides, une installation de compteurs sur les postes principaux, des simulations de projets photovoltaïques avec ou sans stockage et études de retour sur investissement, ainsi qu’un appui pour les démarches administratives. La montée en compétence des équipes est également essentielle : des formations courtes pour les responsables de chai et les équipes de maintenance garantissent la pérennité des économies réalisées.

Actions concrètes à lancer :

  • Réaliser un audit simplifié pour identifier les gains rapides : éclairage, réglages CVC (Chauffage, Ventilation, Clim), consignes d’exploitation.

  • Installer des compteurs communicants sur les principaux postes (cuverie, froid, caveau).

  • Mettre en place un suivi mensuel simple : consommation totale, pointes et, si applicable, taux d’autoconsommation.

  • Lancer une étude de faisabilité pour un projet photovoltaïque avec stockage si le site s’y prête, en visant un retour typique de 6 à 8 ans selon les configurations.


Conseil pratique : commencez par le low-tech. Changer les ampoules, vérifier l’étanchéité des portes, caler les consignes de température et responsabiliser l’équipe apportent souvent des économies rapides et durables avant d’envisager des investissements plus lourds.


En bref, l’échéance énergie 2026 demande aux vignerons de passer d’une gestion passive à une gestion active de l’énergie. Avec des diagnostics adaptés, un suivi simple, des projets d’autoconsommation bien dimensionnés et une stratégie de flexibilité, vous pouvez réduire vos coûts, sécuriser vos productions et valoriser votre domaine. Pour un accompagnement sur mesure ou une check‑list simplifiée pour la conformité 2026, Vinelec peut vous accompagner via notre page contact.



 
 
 

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